Date de naissance : 07/19/1984
Lieu naissance : Victoria, C-B.
Taille et poids : 6 pieds 5 pouces / 228 Lbs
Lance : Droite
Repêché : Choix de 3e ronde (79e au total) - 2003
Équipe : Bulldogs de Hamilton
Photo: Courtoisie des Canadiens de Montréal
Biographie du joueur
Si vous êtes le recruteur responsable de l'Ouest du pays, que vous avez 22 équipes à analyser dans la WHL, la ligue la plus regardée du monde et habituellement la plus fertile en joueurs d'impact, il vous reste peu de temps pour la BCHL, une ligue où seulement une poignée de joueurs sont repêchés chaque année. Ainsi, en 2003, seulement 11 joueurs ont été sélectionnés en provenance de la BCHL et le premier sélectionné était seulement en 3e ronde, au 79e rang : un certain Ryan O'Byrne évoluant pour les Nanaimo Clippers.
Ryan O'byrne est un défenseur droitier format géant qui maîtrise parfaitement l'aspect physique du hockey : un peu partout où il est passé, les bandes portent encore l'empreinte de ses victimes. Issu des rangs collégiaux américains, il n'a pas l'habitude de jeter les gants, malgré qu'il ne se soit pas mal débrouillé les quelques fois où l'occasion s'est présentée. Bien qu'il possède un assez bon lancer frappé et un coup de patin fort acceptable pour sa taille, son jeu offensif commence à peine à se développer.
De tous les classements pré-repêchage, seul Red line report avait remarqué le talent du jeune homme originaire de Victoria, Kyle Woodlief l'ayant classé parmi ses « sleepers ».
Trevor Timmins avait également ce géant de 6.5 dans sa mire et son inexpérience au niveau junior ne l'a pas empêché de le choisir avec sa quatrième sélection du repêchage 2003 :
« Il planifie jouer son hockey à Cornell et un joueur avec de l'expérience junior n'est plus éligible pour faire partie de l'équipe d'une université américaine. Le plus important, c'est que nous ayons réussi à mettre le grappin dessus. »
Ryan ne s'attendait pas à être sélectionné si tôt, même si le Canadien l'avait contacté tôt en saison pour lui dire qu'ils étaient intéressés à lui. En fait, il était en train de travailler lorsque sa mère madame Lorelei O'Byrne lui annonça que le Canadien en avait fait la 79e sélection du repêchage 2003. Quelques heures plus tard, c'est le propriétaire du Canadien lui-même, monsieur Gillet, qui téléphona pour le féliciter...
« ... j'avais dit à ma famille que je partirais en quatrième ou cinquième ronde. Le fait d'être choisi en troisième ronde me donne plus de confiance, c'est signe que l'organisation croit en moi. »
La saison suivante, O'byrne tint parole et s'aligna avec l'Université Cornell où le niveau de jeu est beaucoup plus élevé :
« C'est un énorme changement parce que les joueurs sont plus rapides, plus gros et plus forts, mais ce sont les différents systèmes de jeu qui demandent le plus temps à s'adapter. C'est un ajustement à la fois physique et mental, mais surtout mental, car nous sommes tenus responsables de nos décisions sur la glace. »
Durant sa première saison O'byrne dû non seulement s'adapter à une ligue plus talentueuse, mais également aux durs standards académiques de l'Université Cornell.
« J'ai choisi Cornell à cause de leur programme de hockey et leurs programmes athlétiques en général. Ce n'est pas une grosse école, mais ils ont des standards académiques élevés et les attentes sont hautes par rapport à ces standards. Je suis présentement inscrit à l'École des Affaires, mais je n'ai pas encore choisi ma majeure. Je viens de terminer mes examens finaux de ce semestre. »
Ce ne fut pas une année de tout repos, car malgré le fait qu'il fut une recrue, Ryan joua la presque totalité des matchs de son équipe (31), un fait peu fréquent pour un défenseur recrue dans la NCAA. Déjà, recrue, O'byrne faisait résonner les bandes avec ses plaquages agressifs.
On lui reprochait toutefois de souvent laisser sa position pour tenter le gros coup, défaut qu'il corrigea peu à peu les années suivantes. Au terme de ses 3 ans passés à Cornell, Ryan O'Byrne se retrouva devant un choix : celui de rester une quatrième année à Cornell pour y occuper le rôle d'assistant capitaine ou celui de passer professionnel, puisque les Canadiens de Montréal lui offrait un contrat de deux ans.
O'Byrne retint la dernière option, lui qui allait batailler avec son coéquipier de Cornell Jon Gleed pour l'obtention d'un poste régulier à Hamilton. Mis à part quelques erreurs de recrues et une légère baisse de régime au milieu de la saison, O'Byrne impressionna pour une première année dans une ligue professionnelle, s'inspirant de son modèle, l'ancien défenseur des Nordiques, Aaron Miller.
« Son jeu a progressé de façon significative depuis les fêtes, a-t-il souligné. Dans son cas, ce fut une saison d'adaptation aux longs calendriers auxquels les joueurs doivent faire face chez les professionnels. Il jouait auparavant à l'Université Cornell, où la saison ne débutait qu'en novembre. Il a donc connu des périodes de fatigue au fil de la saison. Son cheminement est semblable à celui de Chris Higgins, qui a eu besoin de temps pour s'adapter aux exigences du calendrier » (Trevor Timmins)
«Il s'est vraiment amélioré beaucoup, au point de devenir l'un de nos meilleurs défenseurs à Hamilton, même s'il est une recrue. Il rappelle beaucoup Mike Komisarek. Il va être en compétition pour un poste à Montréal l'an prochain. Je ne dis pas qu'il va être partant, mais dans le pire des scénarios, je crois qu'il pourrait commencer dans la Ligue américaine et être rappelé advenant des blessures.» (Trevor Timmins)
C'est exactement ce qui arriva la saison suivante. Dès le camp d'entraînement, Ryan O'Byrne s'imposa comme l'espoir à la défense le plus physique. Il démontra notamment ses capacités face au vétéran Aaron Ward, qu'il envoya au tapis par une sévère mise en échec avant que ce dernier ne lui propose de jeter les gants, invitation que O'Byrne accepta sans hésiter.
«Je l'ai vu arriver du coin de l'½il, la tête basse. Quand je l'ai vu se relever, je savais que j'aurais à jeter les gants. Il n'était pas très content. Il ne m'a rien dit, mais je devine qu'il s'est dit que ce n'est pas un jeunot qui lui ferait la leçon.» (Ryan O'Byrne)
Avec 8 défenseurs avec un contrat de type LNH, O'Byrne fut retourné aux Bulldogs au terme du camp d'entraînement. Mais comme l'avait prédit Timmins, ce fut une blessure, celle à Patrice Brisebois, qui le ramena dans la grande ligue. Dès son premier match, O'Byrne gagna le c½ur des amateurs, distribuant de solides mises en échec. Mises à part quelques erreurs de débutant, la présence imposante d'O'Byrne fut suffisante pour lui donner un poste régulier dans la formation partante. Malheureusement pour lui, lors de son 11e match dans la ligue nationale, le 28 décembre 2007, O'Byrne se fractura le pousse droit suite à un combat contre Tyler Glass des Panthers de la Floride. O'Byrne fut d'ailleurs impliqué dans 3 altercations au cours de ce match et écopa d'un total de 14 minutes de pénalité.